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Opération "Europe Citoyenne 2009"

 

   (Elections européennes de juin 2009)

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Samedi 31 janvier 2009
- Communauté : DEMOS 27 europe citoyenne

France ; Les siéges des députés européens

Michèle Alliot-Marie a confirmé en conseil des ministres du 28 janvier, les dates des élections européennes de 2009 et a annoncé la répartition des 72 sièges attribués à la France.

 

La répartition des 72 sièges attribués aux parlementaires français, établie en fonction des recensements de l'Insee, sera la suivante:

- 10 sièges pour la circonscription du Nord-ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie);
- 9 pour celle de l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes);
- 9 sont attribués à la circonscription de l'Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine et Franche-Comté);
- 10 pour la circonscription du Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées)
- 13 pour la circonscription du Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d'azur et Rhône-Alpes)
- 5 sièges ont été attribués à la circonscription du Massif central-Centre (Auvergne, Limousin et Centre)
- 13 pour la circonscription de l'Ile-de-France;
- 3 parlementaires seront désignés dans la circonscription d'Outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna)

 

Les modalités électorales

 

Il est donc peut être intéressant de rappeler les modalités d'organisation de cette élection européenne et d'en exposer les spécificités, d'autant que nous ne pouvons pas compter sur les partis en place pour faire cette pédagogie électorale. j'espère être synthétique et relativement complet.

 

Les septièmes élections européennes 2009 se dérouleront à la mi-juin 2009 dans tous les pays de l'Union.

 

Le scrutin électoral

 

En France, la loi du 11 avril 2003 a modifié le mode de scrutin européen. Il s’organise depuis les élections de 2004 au sein de 8 circonscriptions interrégionales  Les 72 députés français (ils étaient 87 avant 2004) sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour. Les électeurs choisissent donc une liste sur laquelle ils ne peuvent rayer aucun nom, ni changer l’ordre. Les listes ayant recueilli moins de 5 % des suffrages exprimés  des voix ne sont pas admises à la répartition des sièges.

 

Présentation des listes.

 

Le nombre de candidats par circonscription est égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. La liste est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe. Les listes doivent comporter donc en moyenne 20 noms. 

Est éligible tout citoyen de l'Union européenne âgé de 23 ans révolus...Les ressortissants communautaires autres que Français doivent avoir leur domicile réel en France ou y résider de façon continue depuis au moins six mois.

 

La déclaration de candidature est déposée au ministère de l'Intérieur, sur papier libre, bureau des élections et des études politiques, (1 bis, place des Saussaies, 75008 Paris), aux jours et heures ouvrables. Plus aucune caution n'est exigée.

 

Dépenses électorales

 

Certains frais encourus pour la campagne électorale sont remboursés aux partis qui ont obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés. Ce plafond des dépenses électorales est fixé à 1 150 000 euros pour une liste de candidats.

 

Accés aux médias audiovisuels.

 

- Une durée d'émission de deux heures est mise à la disposition des partis et groupements représentés par des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale ou du Sénat.

 

- Une durée d'émission d'une heure est mise à la disposition des autres partis et groupements auxquels se sont rattachées des listes de candidats dans au moins cinq circonscriptions. Cette durée est répartie également entre eux sans que chacun d'entre eux puisse disposer de plus de cinq minutes

 

Retour sur les élections précédentes.

la participation en France est en baisse continue, et en 2004 il n'y a eu que 43, 1 % de participation malgré l'établissement de circonscriptions régionales.  Ce qui augmente d'ailleurs la difficulté d'obtenir un premier élu, puisque l'abstention défavorise les petits partis.

 

Participation

 

1979 1984 1989 1994 1999 2004

60,7%          56,7%          48,7%          52,7%       46,8%         43,1%

 

Les résultats

 

En 1999, il y avait 20 listes nationales, en présence et 9 partis ont obtenu des élus;

PS (22), RPF (13), RPR (12), Les Verts (9), UDF (9), PCF (6), CNPT(6), FN (5), LO/LCR (5).

 

en 2004, il y a eu aussi 20 listes (circonscription régionale) mais seuls 7 partis ont obtenu des élus;

PS  (31), UMP (17), UDF (11), FN (7), Les VERTS (6),  PCF (3), MPF (3).

les 13 autres listes se sont disputés  12, 5 % des suffrages exprimés.

 

Les Listes n'ayant obtenu aucun élu.

 

en 1999 ; Liste MN  Bruno Megret, Liste RCF  Nicolas Miguet, Liste MEI  Waechter, Liste USQJ  Larrouturou, Liste VEF Gérard Mardrex,  Liste PLH  benoît Frappé, Liste MLN Joseph Jos, Liste Divers Christian Cotten,  Liste PN Chaunut Supin, Liste LN Guy Guerin , Liste PF Allenbach.

 

en 2004  ; liste MPF : Yves Butel, liste PT : Dominique Reitzman, liste La France d'en bas : Jean-Paul Sueur, liste MIGUET : Isabelle Kurzube, liste CPNT : Didier Vergy, liste LO-LCR : Nicole Baudrin, liste AR : Pierre Van Ommeslaeghe, liste EDE : Bertrand Hugon, liste www.jevoteautrement.com : Yves Gernigon, liste Mieux vivre avec l'Europe : Françoise Pacauet, liste RPF : Patrice Hernu , liste PRG : Julien Duquenne, liste Pour une France Indépendante : Gérald Arger) .

 

Sans doute, certains sigles ne vous diront rien, ( ça va de la liste "Pour la loi Naturelle", à d'autres plus sérieuses) mais il est interessant de voir cette diversité des motivations, qui ne se dément pas.

 

Qu'en sera t'il en 2009 ?? Y aura t'il une telle diversité?  la participation va t'elle encore diminuer ?

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander - Par uguen
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Commentaires

A partir de ton écrit sur les Européennes, j'ai repris bien des  éléments pour mon secteur Sud ouest (les gens sont simplement chauvins... et en ce moment, il vaut mieux les brosser dans le sens du poil!) et ajouté quelques remarques et commentaires... assez prosélytes, je le reconnais... ce n'est pas dans mes habitudes, mais je crois qu'il faut "chauffer la colle"!
Nous ne pouvons ni ne devons laisser faire!!!

 

Quelques informations et remarques à propos des élections européennes de juin 2009


La loi du 11 avril 2003 a fixé à 8, le nombre de circonscriptions inter régionales, à 72 , le nombre des députés à élire au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour.

Seront considérés comme nuls les bulletins de vote par liste, si un nom a été rayé ou si l'ordre des noms sur la liste a été modifié.

Seules seront admises à la répartition des sièges, les listes ayant recueilli au moins 5% des suffrages.


Constitution des listes

Le nombre des candidats doit être égal au double du nombre des sièges à pourvoir dans la circonscription inter régionale.

Chaque liste doit être composée alternativement d'un candidat homme et d'une candidate femme, ayant 23 ans révolus, ayant un domicile en France et pouvant prouver qu'il (elle) y réside de façon continue depuis au moins 6 mois.

Pour notre circonscription inter régionale dite Sud-Ouest, le nombre des sièges à pourvoir est de 10. Notre circonscription correspond à l'ensemble: Aquitaine, Languedoc Roussillon et Midi Pyrénées.


Dépenses de campagne

Elles seront remboursées aux partis (ou groupement de partis) qui auront obtenu au moins 3% des suffrages exprimés. Le plafond est fixé à 1 150 000 euros pour une liste de candidats.


Campagne et accès aux médias audiovisuels

2 heures seront mises à la disposition des partis ou groupes représentés par des groupes parlementaires de l'Assemblée ou du Sénat.

1 heure pour les autres partis ou groupements auxquels se sont rattachés des listes de candidats dans au moins 5 circonscriptions inter régionales. La durée devra se répartir entre eux, sans que le temps de chacun puisse excéder 5 minutes.


Retour sur les élections précédentes

Participation en baisse presque constante entre 1979 et 2004

60,7% en 79; 56,7% en 84; 48,7% en 89; 52,7% en 94, 46,8% en 99 et 43,1% en 2004.

Cet abstentionnisme a défavorisé grandement les « petits partis ».

Ainsi, en 2004, sur 20 listes de circonscription régionales, seuls, 7 partis ont eu des élus.

Le PS (31 élus), l'UMP (17 élus), l'UDF (11 élus), le FN (7 élus), les Verts (6 élus), le PCF (3 élus) et le MPF (3 élus).

Le PT, CPNT, LO/LCR, AR, EDE, PRG, « France d'en bas », « Mieux vivre avec l'Europe » et « France indépendante » n'ont eu aucun élu.


Ce que ces résultats permettent de remarquer:

C'est que la multitude des « petits partis » ne leur a pas permis d'être représentés et qu'il importe donc de façon absolument impérative de constituer un « Front de gauche » ou une « Fédération de gauche » pour espérer peser et obtenir des sièges.


Vu l'inégalité de l'accès aux médias, si nous partons groupés sur un mot d'ordre commun (déjà, l'unité du refus du TCE en est un), avec des propositions cohérentes (pas forcément si difficile d'en trouver, en ces temps de crise, il suffit d'un peu de bonne volonté!), si nous faisons une véritable campagne de proximité, nous pouvons changer la donne...


Dans la campagne médiatique, étant donné que les « petits partis » ne disposeront que de la moitié du temps des « grands », si chacun parle au nom de son groupe ou de son parti avec le même discours que tous les autres, explique qu'il a le même projet, les mêmes ambitions, même s'il n'a que cinq minutes, ces cinq minutes deviendront, en fait, l'heure entière... à condition que tous parlent d'une seule et même voix... Donc, davantage que chacun des grands partis : PS, UMP, Modem, FN, Verts, MPF devront se partager les deux heures, avec autant de discours différents... et même s'ils ne sont pas assujettis aux « Cinq minutes », ils ne disposeront que d'une part proportionnelle à leur représentativité... et donc, de moins d'une demi-heure chacun...

En nous fédérant, de minoritaires en temps de campagne, nous pouvons devenir majoritaires!

 

Ce sur quoi nous devrons insister, c'est sur la composition du groupe des Députés européens français élus depuis 2004:

La lecture des chiffres permet de constater que seul le PC, dans la gauche du NON (qui n'existait pas encore en tant que telle en 2004), disposait de trois élus. (Laissons de côté le Non du FN, bien entendu!).

Que pouvaient peser ces trois élus sur les 78 au total? (En 2004, nous disposions encore de 78 sièges et de circonscriptions régionales).

La supériorité du PS (31 élus) n'a pas été porteuse d'idées de gauche et n'a pas servi le peuple... Le PS, dans son ensemble (à quelques exceptions près) était, du reste, favorable à cette Europe libérale et a œuvré dans le sens de cette Europe-là...


La balle peut être dans notre camp si, et si seulement, nous sommes capables de nous unir face à la droite et à la demi-droite PS... si, et si seulement, nous réussissons, par une campagne de proximité efficace, à persuader nos concitoyens d'aller voter en ayant pris conscience de l'importance que revêt leur représentation, en conformité avec leur refus de l'Europe libérale.

L'enjeu est de taille... souhaitons seulement que tous les « petits partis » de la Gauche de gauche auront, cette fois-ci, la sagesse de comprendre où se situe l'intérêt légitime du peuple qu'ils entendent représenter! Souhaitons seulement que leur désir d'en découdre surpassera leurs problèmes d'ego ou de « pureté idéologique » stérile!


Commentaire n°1 posté par Anny Paule le 01/02/2009 à 14h45
Je joins un texte court qui n'a aucun rapport avec les élections européennes mais qui me paraît important.
Cordialement. Anny

 

Campagne d'action et d'opinion contre les propos du gouvernement sur « le droit de grève »


« L'UMP veut sanctionner ce qu'elle considère comme « l'abus du droit de grève », et « modifier la loi » en conséquence.  Elle préconise non seulement des « sanctions financières» contre les responsables syndicaux, mais des « sanctions » du type « interdiction des responsabilités syndicales ». Ceci est extrêmement grave!


Ce type de propos peut être rapproché du questionnement de certains enseignants chercheurs (domaine juridique, magistrats et enseignants) relativement aux responsabilités qui ont été attribuées, en matière de « criminologie », à des personnages tels qu'Alain Bauer, Xavier Raufer, et Pierre-Victor Tournier, tous trois très proches du pouvoir.

Alain Bauer préconise une « nouvelle classification des opposants politiques, en mettant en tête de liste, l'ultra-gauche ». (Concept qui reste à définir!). Or, ce « criminologue de terrain » dispose de relais politiques suffisants pour que certains, vivant dans un petit village du Massif central, aient pu être arrêtés, mis en garde à vue, mis sous les verrous, sans preuves tangibles... (l'un d'entre-eux y est encore).

Xavier Raufer, quant à lui, est aussi un « criminologue » mais qui se revendique comme « criminologue théoricien ». Il a fait « de la désignation, de la stigmatisation et de la dénonciation son cheval de bataille théorique » et a inspiré bien des campagnes politico-médiatiques.

Le troisième, Pierre-Victor Tournier, « démographe au CNRS » ne semble pas aussi impliqué que ses deux confrères... mais a accepté de jouer le même jeu.


Ce type de propos peut aussi être mis en parallèle avec la mise en examen de Gérard Filoche, Inspecteur du travail, pour « chantage » vis à vis d'un patron qui refusait la réintégration à son poste antérieur d'une salariée de retour d'un congé de maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l'égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.


Tout ceci fait qu'il est permis, en ce moment si particulier de notre histoire, de se questionner sur l'espace de liberté qui peut être accordé à n'importe quel citoyen, s'il ne partage pas ou ne cautionne pas les décisions prises au sommet de l'Etat. Tout ceci fait que l'essentiel de nos droits est dangereusement remis en question... y compris, nos droits syndicaux. Ceci doit nous appeler à la plus grande vigilance vis à vis de toute forme de discrimination .


Une pétition de soutien à Gérard Filoche est à signer en ligne: www.solidarite-filoche.fr


 Anny Paule

Commentaire n°2 posté par Anny Paule le 31/01/2009 à 18h11
Bine sûr aucun problème. C'est fait pour cela.

si vous souhaitez avoir des précisions sur les indeminités des députés euorpéennes voyez ce blog; http://changerlarepublique.over-blog.com/article-27351782.html . bonne journée.
Commentaire n°3 posté par bernard 29 le 31/01/2009 à 14h50
Très intéressant, à divers titres : information et rétrospective... de même qu'interrogations pour ce qui nous attend.
Peut-on utiliser cet écrit (en partie ou en totalité) pour tenter de mobiliser les citoyens? (plus précisément, ceux de la "gauche de gauche" dont j'espère qu'elle aura la sagesse de se fédérer). 
Merci de me donner une réponse.
Cordialement.
Commentaire n°4 posté par Anny Paule le 31/01/2009 à 14h16
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